L’équipe du Comité Départemental

Lionel Vulliez, président, Société Nautique du Léman Français

Pour mon parcours nautique, je suis un pur produit de la fédération Française de voile, j’ai parcouru beaucoup d’échelons, du débutant, à l’enseignement puis au cadre bénévole :
J’ai commencé la voile en optimist à la SNLF à Thonon à l’âge de 8 ans.
J’ai fait quelques régates régionales, sans vraiment briller.
Je suis passé ensuite au 420. Ce fut également mon premier bateau, acheté par mes parents.

J’ai ensuite passé à l’âge de 18 ans mon diplôme de moniteur et d’entraîneur fédéral, et ce fut le début de mon amitié avec Vincent Simoneau (Ancien président du CDV 74).
J’ai travaillé plusieurs années à la SNLF durant mes vacances et mes samedis, en entraînant avec Vincent le jeunes laséristes du club de Thonon SNLF.
C’est à cette époque que je commence également à régater en Laser,  dans la région, mais aussi en méditerranée et sur l’océan.
Et c’est également, mes débuts en habitable, sur Surprise, Micro 5.50, Soling, et sur le First 18 familial

J’ai ensuite acheté en association avec 4 copains, le prototype La Rioule, sur lequel nous avons, durant plusieurs années, fait le championnat lémanique, et les grandes régates des côtes suisses et françaises.
Ce fut ensuite le projet Transquadra 2011-2012, avec Vincent : la traversée de l’atlantique en régate et en double pour des adultes de plus de 40 ans.
Nous avons acheté un First 36.7 Feeling Good, et après une année de préparation, nous sommes arrivés presque sain et sauf en février 2012 au Marin en Martinique.

Pour la partie bénévolat : Je suis membre du comité et du bureau de la SNLF depuis de nombreuses années, et actuellement Vice-président.
J’ai intégré le bureau du CDV74, il y a 5 ans, en tant que Vice-président, chargé du bassin Lémanique.

Et j’ai repris la présidence du CDV74 il y a un an à la suite de Thierry Bouedo.
Je continue toujours de naviguer sur le Léman sur les bateaux d’amis, et de naviguer en régate et en croisière en méditerranée sur notre bateau Feeling Good. Deux de mes enfants ont repris la relève, il régate en laser et en habitable, et enseigne durant les vacances à la SNLF.

Jocelyn Del Rosso, Vice president Annecy, UNCA

J’ai commencé la voile assez tard vers 25 ans au club d’Annecy le vieux UNCA. Plutôt dériveur dans un premier temps, je me suis fait connaître auprès des clubs d’aix les bains et Annecy SRVA où je régate régulièrement en habitable sur surprise, Platu 25 et J80. Membre actif de l’association black flag j’ai participé au déploiement de notre flying phantom avec les premiers vols en catamarans sur nos lacs.

Maintenant je régate en cata VIPER que j’ai acheté avec un ami et qui est au club de Menthon et je suis Vice-président de club de L’UNCA

Pierre Yves Rollin, Vice-président Léman, Cercle Nautique de Sciez

Je découvre la voile tout jeune en accompagnant mon père qui est membre du CNS depuis le milieu des années 80. Adolescent je navigue en double avec le doyen du club sur son Tonic 23 “l’Albatros”, et découvre la navigation en mer à l’occasion de croisières familiales en corse et aux caraïbes. J’abandonne ensuite la voile pendant de longues années pour pratiquer le VTT en compétition. Mais les croisières sur les eaux turquoises et sous le soleil m’ont laissé des souvenirs indélébiles et il y a 10 ans je recommence à rêver de croisière et de circonvolution en famille pour quelques années. L’esprit de compétition reprend finalement le dessus avec la découverte de la course au large en 2018 et la préparation de la prochaine Transquadra Méditerranée en double.

Thomas Aumercier, Trésorier Cercle Nautique du Lanfonnet Menthon Saint Bernard

Je fais de la voile depuis mon plus jeune âge, d’abord en loisir, puis en compétition (dériveur double & solitaire) et professionnellement.

Après une dizaine d’années d’enseignement voile scolaire, loisir et sur le premier niveau sportif au sein de l’EVI 74 et du CDV 74, je me suis orienté vers d’autres horizons professionnels tout en gardant ma passion pour naviguer. 

C’est donc tout naturellement que je suis entré dans le bureau du comité cette année pour continuer à œuvrer au sein de cette association.

 

Thaïs Armagnat, secrétaire Société Nautique du Léman Français

Je suis arrivée un peu par hasard à la voile à l’âge de 6 ans, j’ai suivi le circuit logique au club de Thonon : Optimist en championnat de bassin, en compétition puis Laser. Je suis ensuite partie pour mes études et quand je suis revenue dans la région je me suis engagée dans les différentes instances. J’ai d’abord repris le poste de déléguée de ligue Laser, puis j’ai intégré le comité de la SNLF. Je me suis alors mise à naviguer en Surprise. Voyant qu’il y avait un championnat lémanique Habitable à relancer, j’ai intégré l’équipe d’organisation du Top Voiles Léman Tour. J’ai ensuite rejoint le comité du CDV, suite qui me paraissait logique pour continuer cet échange interclubs à travers d’autres projets.

Actuellement je navigue principalement en Surprise et quand il y a un peu de temps libre et des régates intéressantes je remonte sur un Laser. J’aime beaucoup la régate comme moyen de progresser techniquement, échanger avec d’autres navigateurs et découvrir des nouveaux plans d’eau ou horizons.

Odile ESCHENBRENNER, membre du comité Cercle Nautique du Lanfonnet Menthon Saint Bernard

Venue à la voile … sur le tard – pratique loisir en dériveur double et solitaire et croisière

Secrétaire du club CNL Menthon en 1982, puis de 1999 à 2005

Cela a été passionnant de faire évoluer ce petit club ouvert 2 mois d’été, avec la mise en place de la voile à l‘école et des entrainements pour les jeunes au sein de l’école de sport. Un club de sport tout seul, cela ne fonctionne pas : apporter sa contribution et échanger avec le collectif est indispensable – « Ensemble, on va plus loin ! »

De 2005 à 2016 : Membre du CdVoile74 comme trésorière, Membre du conseil d’administration de la ligue de voile Rhône Alpes

De 2009 à 2012 : Vice-présidente du secteur développement des apprentissages et du loisir sportif,  Membre au Cdos 74 : commission des sports de nature et groupe « si on parlait du sport au féminin », Membre de la commission féminine de la Fédération Française de Voile

Au cours de ces différents mandats, j’ai essayé d’œuvrer pour la voile – le sport – pour tous, et sous différentes formes, apprentissages, loisir, bien être, confrontation – de premier niveau local en lien avec mon niveau de pratique personnel- et la mise en place de passerelles entre ces pratiques…

Et aussi pour les relations et échanges entre les différents clubs – de voile –, les différents échelons club, comité départemental, ligue régionale, fédération nationale, souvent fort cloisonnés et plus largement entre les différents sports, au cdos74.

J’ai poursuivi une pratique personnelle en voile à mon niveau, en dériveur et en croisière, et participé à dynamiser les régates amicales locales.

Je re donne un petit coup de main au cdvoile74 comme trésorière depuis juin 2020 … et ai passé le flambeau à Thomas lors de l’AG du 5 mars 2021.

Marie Dominique CHAMAY, membre du comité UNCA

J’ai repris la voile tard, à 34 ans, à l’UNCA, club dont je suis trésorière depuis 2008.

J’aime tout autant la voile légère que l’habitable aussi bien en compétition qu’en loisir, sur le lac, en mer ou sur l’océan. Du moment que je suis sur un bateau ça me va !

Denis ABADIE, membre du comité SRVA

Denis Abadie 60 ans, 5 enfants. 

Je pratique la voile depuis l âge de 9 ans sur caravelle puis vaurien. Puis 15 à 18 ans  en fireball  et yole ok.
Puis 18 à 26 ans équipier sur half quartier et one toner en baie de seine. Fargo, ss vêtements caddy, manzanita, db21.
40 à 44 ans régleur gv en match race avec Mathieu Richard bateau Nantes st Nazaire sur mum 30 et tous les monotypes du world tour. 
Depuis l âge de 50 je pratique la vrc en iom et classe M.  Membre du srva depuis 2010.

 

Fabrice SCHELSOHN,

membre du comité, SNLF

Je pratique la voile depuis mon adolescence ce qui m’a permis de découvrir plusieurs supports, la planche à voile, dériveurs solitaire ou en double et habitable sur le Léman ou en Méditerranée. Après une longue interruption, j’ai renoué avec la voile en accompagnant mon fils sur les bassins régionaux ou nationaux ce qui m’a redonné l’envie de naviguer. Je me suis intéressé au milieu de la compétition en suivant les jeunes du club et j’ai suivi la formation d’arbitre régional « Comité de course ».

 Président de la Société Nautique du Léman Français à Thonon-Les-Bains depuis 2018, j’ai intégré le Conseil d’Administration du CDV74. Je suis élu Vice-Président à la Ligue de Voile Auvergne-Rhône-Alpes responsable de la formation des professionnels et des bénévoles.

Je souhaite partager ma passion de la voile et permettre à de nombreuses personnes, jeunes ou adultes, de découvrir et de s’épanouir dans ce sport. Les valeurs véhiculées par la Voile : partage, solidarité, attention, respect, humanité, sont des valeurs fortes que je partage.

La Voile pour TOUTES et TOUS est mon engagement. 

Thibaud TRIQUET, membre du comité Société des Régates à Voile d’Annecy

Mon oncle me fait monter sur un planche à voile en 1980 sans oublier d’attacher un long bout pour me ramener… depuis mon flotteur est censé ne plus toucher l’eau grâce au gros truc en carbon qui a remplacé l’aileron… Equipier en régate sur le Midjet du tonton à qui je dois tout, je deviens skipper ultra débutant sur Zoulou un Class 7 retapé et optimisé. L’achat de Vent2fou un UFO 22, me permet désormais de mettre un peu la pagaille au milieu des J70 avec Rose à la barre et son frère Ange au spi, bien entendu sur le lac d’Annecy. Elu en 2021 au comité de la SRVA, j’ai à cœur d’apporter mon aide à ce club historique en ouvrant les portes de la régate à un public le plus large possible.

Renaud VIGNAL

Cercle de Voile de Sevrier

 

Je suis tombé dans le monde de la voile assez tôt.

Depuis mes 6 ans je fais de la planche à voile, et dès mes 12 ans j’ai commencé les croisières en voiliers. 

Plus tard, à l’âge de 25 ans je me suis initié à la régate en monocoque.

Je continue de pratiquer au CVS où je suis depuis 2008, en faisant quelques régates en catamaran. En parallèle je régate occasionnellement en Star.

Par ailleurs j’occupe le poste de vice-président du Cercle de Voile de Sevrier (C.V.S.) .

Vincent Simoneau, membre du comité Société Nautique du Léman Français

A l’origine, j’ai un profil plutôt de navigateur en croisière. J’ai débuté la voile à 5 ans et j’ai parcouru la plupart des côtes Françaises et aux Antilles en croisière sur des bateaux de 6 à 13 mètres. D’abord pendant mes vacances d’été avec mes parents ou en stages des Glénans, puis comme skipper aux Antilles entre autre.

J’ai passé les diplômes de moniteurs (qualification UFOVAL) à la BNSciez, puis Monitorat Fédéral à la SNLF Thonon où j’encadrais la section loisir adultes le samedi avec Lionel Vulliez.

J’ai découvert la régate vers 15 ans lors d’un National Vent d’Ouest en Bretagne. Puis, Jean-Marc Rollin (le papa de Pierre-Yves) m’a embarqué en Class 8 pour participer à toutes les grandes régates nationales et européennes pendant quelques années.

Plus tard, épris de liberté et avec le permis de conduire en poche, j’achète un Laser à crédit et nous partons régater avec Lionel Vulliez et Manu Pittet en Interligue et différentes régates nationales. Pendant mes études, je crée la section Voile à l’IUT et j’encadre les étudiants à l’UNCA d’Annecy le Vieux. Nous participons aux Championnats de France des IUT que nous gagnons !

C’est au début des années 90 (vers l’âge de 20 ans) que je m’engage dans le bénévolat. J’entre au comité de la SNLF pour construire la commission sportive et dans le but de développer la pratique compétitive accessible à tous ! Rapidement j’entre également au comité directeur du CDV74 pour les mêmes raisons.

Je passe les diplômes d’entraîneur 1er et 2ème degré et je deviens entraîneur Régional Laser au milieu des années 90.

Plus tard, je m’implique dans la formation et je deviens d’abord formateur de moniteurs et d’entraîneurs, puis j’occupe le poste de responsable de la formation à la Ligue au début des années 2000. Je suis également missionné pour participer au groupe B3 national à la FFVoile et travailler sur la structuration et des contenus des formations fédérales au début des années 2000.

Toujours aux comités de la SNLF et du CDV74, je suis un peu en retrait du terrain mais toujours présent pour conseiller ou épauler les élus du club et du CDV ainsi que les cadres techniques.

Avec l’acquisition d’un voilier de course croisière en 2009, et la participation à la Transquadra 2011 avec Lionel Vulliez, ma pratique est orientée de nouveau vers la croisière en mer, et la course au large et course croisière en équipage réduit avec Lionel Vulliez.

L’UNCA veut donner un second souffle au VIRUS !! :)

En 2016, l’UNCA décide l’acquisition d’un habitable NEPTUNE Micro 5.50, en vue de remplacer son EDEL.

Le Championnat du monde classe Micro organisée sur le Lac d’Annecy en 2017 fédère toute l’équipe autour de la remise à niveau et de l’amélioration du bateau.

Depuis, le VIRUS, c’est son nom, navigue régulièrement sur le Lac d’Annecy, en entraînement, en régate comme en croisière.

Quatre ans après son apparition sur le Lac, l’UNCA décide de lui redonner un « coup de jeune ». En effet, même s’il est entretenu régulièrement, un bateau de club passant « entre toutes les mains » s’use plus rapidement qu’un bateau de propriétaire.

Deux objectifs en ligne de mire.

La régate. Nous visons la participation systématique du VIRUS aux évènements du Challenge Lavorel dans un premier temps, puis ensuite, pourquoi pas des régates sur d’autres lacs.

La croisière. L’initiation et le perfectionnement à la croisière. En effet, bien que « pas réellement habitable », le Neptune peut être utilisé comme un bon outil pédagogique pour l’apprentissage de la croisière.

Souhaitons un bon travail à l’équipe sous la supervision technique de Carole

Les 5 jours du Léman

Le Vendée Globe est terminé et vous êtes en recherche d’une grande régate locale, commencez par les 5 Jours du Léman, la plus grande régate en double en eaux fermées et sans assistance.

Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, c’est quoi ?

C’est 120 heures de navigation non-stop, en double, sur des Surprise, sur le Léman en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre entre Lausanne, Genève et Le Bouveret.

Cette année la régate aura lieu du 24 au 31 juillet 2021.

En 2020, il y avait 6 équipages français (principalement Haut Savoyards !), en voici 3 lors de la remise des prix.

Rencontre avec Marc Fredon, licencié au C2NY (Nernier/Yvoire) détenteur français du nombre de participations avec 12 participations à son compteur.

Pourquoi avoir participé autant de fois à cette régate ? Pourquoi cette envie de revenir ?

« C’est bien connu, on tombe vite accro aux 5 Jours du Léman ! Les frères Preitner en sont à leur 16ème édition consécutive !C’est un moment ou on s’évade de notre quotidien. On part jouer non-stop pendant 120h avec d’autres passionés.C’est à mon sens la plus belle régate du lac Léman. »

Mais que viens-tu chercher après toutes ces participations ?

« Tout d’abord cela me permet de faire un break : je suis totalement absorbé par la course et je ne pense à rien d’autre.Ensuite, j’adore niviguer sur le lac Léman durant cette période d’étoiles filantes, de thermiques nocturnes et parfois d’orages dantesques.Enfin, c’est un excellent moyen de progresser, de barrer longtemps, de comprendre la météo, de ressentir le bateau, de le faire aller vite.

En 20 ans, le niveau de cesse de progresser et c’est l’occasion de se frotter aux meilleurs de la discipline. »

 

En effet, 120h de navigation sur le Léman, ça laisse du temps pour profiter du paysage ! 5 levers de soleil, 5 couchers de soleil, vue sur les montagnes, navigation de nuit avec les étoiles et la lune ! Mais ce n’est pas une simple croisière les 5 Jours, c’est avant tout une régate !

Marc nous le rappelle d’ailleurs quand on lui demande quelle est l’ambiance à bord ? « L’ambiance est principalement « régate ». La vie est très rythmée par les quarts, les choix tactiques, la météo, les manœuvres, s’alimenter … Sinon la vie à bord change beaucoup selon les conditions météo. »

Mais ne vous inquiétez pas sur les 5 Jours, il n’y a pas que des champions, vous trouverez toujours un concurrent à votre niveau ! Le Léman est grand mais pas dans que ça, vous aurez toujours d’autres Surprise à votre niveau avec qui vous battre ! Vous passerez des heures avec certains concurrents alors que d’autres vous ne les aurez vu que sur la ligne de départ ! Mais quelle solidarité entre navigateurs sur cette course ! Ça fait vraiment plaisir de croiser des concurrents avec qui discuter. Et quand on demande à Marc de résumer les 5 Jours, il nous dit que c’est « un mix entre une régate entre trois bouées et un marathon ». Ça ne parait pas être de tout repos !

Donc pour participer à cette régate il faut :

  • De l’envie et une super motivation
  • Un Surprise
  • Un(e) co-équipier(e)
  • Une semaine de vacances fin juillet

Marc vous donne quelques informations sur la préparation.

As-tu un binôme privilégié ? Quel est pour toi le bon co-équipier ?

« J’ai toujours fait cette course avec un ami. Il faut bien s’entendre et pouvoir se faire confiance. »

As-tu une préparation spécifique pour les 5 Jours ?

« En général, on part naviguer 24h sur le lac quelques jours avant la course pour voir si tout fonctionne et pour retrouver nos automatismes la nuit. »

Qu’est ce que tu dirais à des équipages qui hésitent à participer ?

« Faites attention ! Une fois que vous aurez goûté à cette course, vous ne pourrez plus vous en passer. »

Le record actuel de distance est de 1000 kilomètres parcourus en 2015, inscrivez vous à l’édition 2021 pour tenter de battre ce record !

Si vous cherchez plus d’informations sur les 5 Jours, rendez-vous sur le site de la régate ou n’hésitez pas à poser des questions autours de vous, il y a plein d’ancien participants dans les clubs qui seront ravis de partager cette expérience !

Vendée Globe Virtuel – concours inter-école 74

Elles étaient plus de 3300 les classes inscrites au Vendée Globe Virtuel dans les Ecoles, Collèges, Lycées et Universités, organisé par la Fédération Française de Voile grâce à la collaboration avec le célèbre jeu Virtual Regatta. Soutenu par le Ministère de l'Education Nationale, l'USEP, l'UGSEL, l'UNSS, l'AEFE et la FFSU, et qui aura rassemblé cette année pas moins de 70 000 élèves, un record !

En Haute-Savoie, une trentaine d’école a participé au concours organisé par le Comité Départemental de Voile.

Un grand bravo à tous les professeurs et élèves qui se sont lancés dans cette grande aventure !
Une belle façon de donner un côté plus ludique à l’apprentissage de contenus pédagogiques tout en éveillant des passions pour l’aventure, la voile et plus largement le sport.

Arrivée à la 36e place d’un classement mondial qui comptait près d’un million de E-Sailors, la classe de CM1-CM2 de l’Ecole Primaire du Bouchet-Mont-Charvin en Haute-Savoie remporte ce challenge après plus de 68 jours « autour du monde » !

Interview de Yann Hardy, professeur de la classe gagnante (CM1-CM2 de l'Ecole Primaire du Bouchet-Mont-Charvin en Haute-Savoie)

Comment est né ce projet avec votre classe ?

« Tous les 3 ans on a un projet de « Classe Découverte » et on part sur le bassin d’Arcachon  avec une thématique autour de la voile développée avec le Club d’Andernos. Il y a quatre ans on s’était déjà lancé dans ce challenge Vendée Globe Virtuel dans les Classes, avec comme objectif de travailler autour de la voile, malgré le fait que les élèves soient plutôt habitués à être sur des skis que sur un bateau ! J’ai découvert à ce moment-là le jeu Virtual Regatta et on s’est rendu compte que c’était un super outil pour pouvoir suivre la course réelle mais aussi c’est aussi très stimulant pour les élèves de voir leur bateau se déplacer dans les mêmes conditions que les vrais skippers. L’année dernière on devait repartir en sur le Bassin d’Arcachon mais on dû reporter cela à cette année à cause du covid-19 et donc on s’est de nouveau lancé dans le challenge Vendée Globe Virtuel, en vue de cette Classe Découverte et pour pouvoir passer du Virtuel au Réel ! »

Avez-vous suivi la course réelle ?

« Oui forcement ! Plus ou moins intensément suivant notre programme mais on essayait de faire au moins un point par jour, pour regarder où en était la course, en allant regarder des articles de presse notamment. On a également fait du travail autour de la course, de manière plus spécifique. Par exemple on a travaillé sur le projet Argonautica  avec le CNES autour des balises embarquées par certains skippers. Ca nous a permis de travailler également sur les animaux, sur les courants marins, ect… Je pense que ça a déclenché un bel intérêt chez les élèves, parfois même de la passion. Je suis même parfois d’élever la voix pour pouvoir parler d’autre chose ! Mais c’est assez impressionnant, il y en a certains qui connaissent maintenant le temps du record d’Armel Le Cleac’h il y a 4 ans par cœur quand d’autres se sont fabriqués des livres avec des dessins tous les bateaux ! »

Comment avez-vous pu intégrer la Course virtuelle dans votre programme pédagogique ?

«Le Vendée Globe permet de faire le lien avec différentes matières, en leur apportant un aspect ludique. Le jour des premières arrivées, je pense comme beaucoup de fans de voile, on était en train de faire des calculs  pour savoir qui serait le vainqueur final, en prenant en compte les différentes bonifications de temps de certains. Au niveau géographie également, on se rend compte qu’on passe aux niveaux de certaines iles, de certains endroits et ça nous permet de nous y intéresser. L’objectif global, pour nos élèves, c’est qu’il fasse dans leur scolarité chez nous une classe découverte autour de la voile et également un cycle voile sur le Lac d’Annecy sur les 3 ans qu’ils vont passer ici. Dans la classe, en plus du bateau commun, il y avait un peu plus de la moitié des élèves qui avaient aussi un bateau à eux.  Et au-delà des liens avec les programmes scolaires ça permet aussi de mettre en avant les valeurs humaines remarquables qui transpirent au cours de la course réelle. En prenant tout cela en compte je pense que c’est l’un des meilleurs projets que j’ai fait dans ma carrière d’enseignant ! »

Comment s’est déroulée la course virtuelle pour vous ?

« On ne va pas se mentir, cette 36e place au classement mondial c’est celle de la classe mais c’est aussi celle du maitre ! Il y a quatre ans quand j’ai découvert Virtual Regatta je n’y connaissais rien mais j’ai appris parce que ça m’a bien plu, mais je n’y avais pas rejoué depuis. Cette année en classe on a beaucoup travaillé sur la météo, sur les vents, les dépressions, les anticyclones, ect… Là-dessus on est assez calé ! Et puis j’ai appris aux élèves à utiliser les outils de routages, en leur faisant comprendre comment tout ça fonctionnait. Chaque jour on regardait ce qu’on pouvait faire en terme d’options, on faisait parfois un vote quand on était entre deux choix différents. Ca leur a finalement donné envie, je pense, de pratiquer la voile « pour de vrai ». Il y en a beaucoup qui ont des étoiles dans les yeux quand on évoque la perspective d’aller sur l’eau parce qu’ils ont envie d’aller vivre, eux aussi, une aventure pleine d’embruns ! » 

Est-ce qu’il y a eu de la concurrence au niveau local ?

« J’ai une collègue qui est dans la même école et qui avait aussi un bateau avec sa classe, donc il y avait un peu de compétition en interne. Il y avait également d’autres classes du département en lice, que je connaissais un peu et avec qui on était en lien via le Comité Départemental de Voile de Haute-Savoie qui faisait un classement des écoles du 74 avec un lot très sympa à gagner, puisque grâce à notre victoire nous aurons la possibilité d’organiser plusieurs sessions découvertes dans un club de voile pour les élèves ! »

Interview de Ruppert Eddy et Mattéo Chaboud, lauréats sportif 2020 du Conseil Départemental de Haute-Savoie.

Ces 2 jeunes âgés de 17 ans ont débuté l’activité voile sur le lac d’Annecy au club de voile de Menthon st Bernard pour Ruppert et du Cercle de Voile de Sevrier pour Mattéo..

La structuration sportive voile du département leur a permis d’effectuer des stages sportifs ensemble et ainsi se rencontrer et partager leur passion commune pour le catamaran.

Ruppert Eddy : Cela fait depuis que j’ai 7 ans que je fais de la voile, j’ai commencé au club de voile de Menthon St Bernard, c’est un plan d’eau très compliqué car les montagnes reflètent très souvent le vent et le vent peu venir de toutes les directions à tout moment.

Mattéo Chaboud : J’ai commencé la voile en club à 10 ans au club de voile de Sevrier et j’ai rencontré Ruppert à 12 ans lors d’un stage de bassin et on a eu l’idée de naviguer ensemble après qu’il m’ait invité à faire une régate en Angleterre.
Je suis barreur, je suis celui qui dirige le bateau et Ruppert est équipier, c’est lui qui règle les voiles. Ensuite on prend nos décisions ensemble.
On a ramené une médaille de Champion de France longue distance et on a fait on a fait 3ème aux championnats du monde U16 à Marseille. Au départ, nous avons fait de la voile pour s’amuser et au fur et à mesure on a vu que la compétition était importante pour nous.

Ruppert Eddy : Je pense que le club est clairement ce qui nous a poussé à faire nos résultats. Minimum avoir une structure d’entrainement, c’est quelque chose qui est très important je pense.

Mattéo Chaboud : A n’importe quel sportif, tu lui parles de Jeux Olympique, tout le monde va en rêver d’avoir sa place un jour sur les JO. On espère représenter la Haute-Savoie plus tard aux JO ou sur d’autres régates (courses au large, vendée globe)

Ruppert Eddy : On ne lâche jamais

Mattéo Chaboud : Oui, ne jamais abandonner. On sait que tant que l’on a pas passé la ligne d’arriver, ce n’est jamais fini !

Voici le mot de la fin ! Nous leur souhaitons le meilleur pour leur parcours de compétiteur !